Publié dans Société

Crimes environnementaux - Des coupables libérés... 

Publié le mardi, 21 octobre 2025

Une aubaine pour les profiteurs et les politiciens. De nombreux prisonniers ont dernièrement été libérés, non seulement des détenus politiques mais également ceux emprisonnés pour d’autres infractions et crimes. Un parlementaire, écopant 10 ans d’emprisonnement ferme et une certaine amende pour trafic de tortues, en font partie. Il a été récemment vu dans le Palais d’Etat d’Iavoloha aux côtés d’autres parlementaires, alors que son inculpation fait suite à un crime environnemental. « Cet élu a été pris en flagrant délit de possession de plusieurs centaines de tortues. C’est une affaire de crime grave qui n’a rien à voir avec la politique.

Nous avons déjà interpellé la Justice à ce sujet, mais nous lançons également un appel aux dirigeants, à commencer par le Chef de l’Etat, à considérer ce fait », s’exprime Njaka Andriantefiarinesy, président de l’Association des journalistes pour l’environnement (AJE). Mais il n’est pas le seul puisque de nombreux criminels environnementaux, dont des trafiquants de bois de rose, ont pu bénéficier de cette « libération de masse ».

Recrudescence des trafics illicites

Par ailleurs, l’AJE alerte sur la recrudescence des trafics illicite de ressources naturelles en cette période d’instabilité politique. Pourtant, les autorités compétentes ont été fermes sur la mise en œuvre de la politique de tolérance 0 face aux crimes environnementaux, ce qui a permis d’arrêter et d’emprisonner de nombreux criminels. « Qu’en est-il actuellement de l’application des lois ? », se demande l’AJE. 

« Nous, journalistes spécialisés en environnement, collectons les informations, rapportent les faits, suivent de près l’évolution des enquêtes et l’application des peines. Normalement, les criminels doivent écoper de peines exemplaires (...) », ajoute notre interlocuteur. Quoi qu’il en soit, des mesures drastiques devraient être prises pour ces criminels libérés. Une décision que le Syndicat des magistrats de Madagascar qualifie d’évasion...

 

P.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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